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Hébergement mutualisé

Hébergement mutualisé

Hébergement mutualisé – Définition et historique

Définition

Dans tous les secteurs d'activité, les entreprises, les commerces, les associations, les organisations ont tous quelque chose à promouvoir, à communiquer ou à informer. Le portail ou le site Web, vitrine de ces entités nécessite un certain professionnalisme quant à la gestion, à l'administration, à la maintenance et aux mises à jour. Des prestataires de services nommés hébergeurs prennent en charge 24h sur 24 et 7 jours sur 7, sur des serveurs situés à distance, les données informatiques des clients. Ces hébergeurs parfois gratuits, souvent payants, proposent une palette de services adaptée aux besoins des utilisateurs, ajustant la puissance de leurs ordinateurs, des disques durs de stockage et des bandes passantes en fonction du trafic Web évalué. Ils accueillent différents types d'applications ou de données comme les sites Web institutionnel, sites Web de développement, serveur de données, sites de streaming audio ou vidéo, mise à disposition de données à des clients, espace de travail avec ses fournisseurs. Ils stockent les données sur des serveurs sécurisés en proposant soit un hébergement mutualisé ou soit un hébergement dédié.

Il existe différents types d'hébergements répondants aux différents besoins exprimés. L'hébergement gratuit dont le modèle économique s'appuie sur la publicité et propose très souvent une version payante plus complète aux fonctionnalités plus performantes. L'hébergement mutualisé ou partagé accueille de nombreux sites de différents clients en mutualisant ainsi les coûts. Le client pourra, dans certains cas, se voir proposer un serveur virtuel pour administrer son propre site. Cependant un bon équilibre de partage des ressources doit être obtenu par l'ensemble des mutualisés. L'hébergement revendeur est une variante donnant la possibilité aux clients de devenir hébergeurs à leur tour sur des espaces virtuels qui leur sont alloués. Les hébergements dédiés se déclinent tout d'abord avec l'hébergement dédié qui loue un serveur par client. L'hébergeur reste propriétaire de la machine et le client l'administrateur de son site. L'hébergement dédié virtuel, offre une variante, permettant au client de pouvoir administrer son propre site sur un serveur découpé en plusieurs espaces virtuels. L'hébergement dédié dit "managé", "info géré" ou "clés en main" libère le client de toute gestion système ou technique du serveur, il y dépose juste son site. La colocation, alternative moins onéreuse, consiste à partager des armoires spéciales nommées baies ou racks, l'électricité et les branchements réseaux chez l'hébergeur (Datacenter). Charge aux clients de gérer leur matériel, leur système et l'administration de leurs données. L'hébergement-cluster offre au client un service avec une disponibilité optimale dupliquant le contenu de ses ressources sur plusieurs serveurs. Enfin l'hébergement « maison » est possible à condition de disposer d'une large bande passante et d'un fournisseur d'accès à Internet qui délivrera une adresse IP fixe.

Il existe deux grandes familles d'hébergements, un hébergement dédié ou un hébergement mutualisé. L'hébergement dédié (dédicated hosting) offrira au client une prestation performante et une sécurité accrue sur un serveur dédié, estimant un besoin de trafic élevé, avec un coût tout aussi élevé. L'hébergement mutualisé (shared hosting), quant à lui, est certainement le plus répandu, du fait de ses coûts mutualisés le rendant plus abordable. Il partage entre différents clients les ressources matérielles et logicielles d'un ou plusieurs serveurs. Ces deux types d'hébergements par leur complémentarité couvriront l'ensemble des besoins des clients. Ces derniers devront faire l'effort de bien identifier leurs besoins, leurs ressources et leurs compétences.

Pour qu'un site Web soit visible et accessible aux internautes, il faut le confier à un hébergeur. Un hébergement mutualisé cible plutôt les clients dont les sites reposent sur des audiences et des trafics moyens ou faibles. Il peut s'adresser aux nouveaux sites, aux sites personnels ou professionnels dont la quantité par jour de visiteurs reste raisonnable. Ses coûts relativement faibles séduiront un grand nombre. Plusieurs sites seront hébergés sur un même ordinateur à la même adresse dans le cas de l'hébergement mutualisé. Les offres des hébergeurs s'adaptent aux demandes des clients en ajustant les capacités de leurs serveurs, de leurs disques durs et de leur bande passante. Il est important de noter que le contrat d'hébergement doit fixer un seuil de ressources pour chaque client. Car dans la notion de partage des ressources, l'équité doit être respectée sinon certains s'en trouveraient lésés. Un hébergeur qui n'afficherait pas clairement ces conditions contractuelles ne serait pas crédible dans cette proposition de partage des ressources.

Dans certains cas, l'administration du serveur pourra être assurée par un intervenant autre que l'hébergeur. Lorsque l'administration est laissée à l'utilisateur, elle se fait au travers d'outils propriétaires, open-source ou commerciaux, mais sans aucun accès direct réservé à l'hébergeur ou son intervenant. Ces deux derniers garantissant l'intégrité et la disponibilité des données hébergées. Les serveurs partagés embarquent très souvent des systèmes d'exploitation de type Linux ou Windows qui gèrent les ressources clients de manière fixe ou dynamique. L'hébergement mutualisé, offre aux entreprises qui n'ont pas les ressources internes pour l'administration et la gestion très technique de leur site Internet de rester concentré sur leur cœur de métier.

Historique

Le concept d'Internet a émergé dans l'esprit de J.C.R. Licklider dès 1962, année où il fut l'auteur de nombre d'articles prônant l'ambition d'un réseau mondial s'appuyant sur des ordinateurs qui seraient interconnectés et donc insistant sur l'importance des réseaux informatiques. Cette idée fera son chemin et connaîtra le développement que nous connaissons aujourd'hui. Plus tard, le besoin s'imposa d'héberger, par le biais d'un hébergement mutualisé par exemple, des sites Internet, comptes de messagerie, bases de données, bibliothèques d'images… et toutes sortes de données informatiques. Plus précisément, c'est en 1981 que le premier serveur de liste fut hébergé sur un mainframe IBM Virtuel Machine sur BITNET. Ce premier serveur est à l'origine des premiers échanges par courriel pour les groupes mais aussi de l'arrivée des premiers spams.

En 1990, l'anglais Tim Berners-Lee qui travaille pour l'organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN), crée et associe les trois principaux ingrédients que sont les adresses Web, le Hypertext Transfer Protocole (HTTP) et le hypertexte Markup (Langage HTML). Cette recette donnera naissance au World Wide Web (toile d'araignée mondiale). Pour étendre son développement et faciliter son utilisation, il concevra un navigateur Web et un éditeur Web. En 1991, le National Science Foundation (NSF), agence indépendante du gouvernement des États-Unis dont la mission est de promouvoir le progrès des sciences, prend l'initiative de lever les restrictions commerciales sur le Web. Le commerce électronique fait alors son apparition, encourageant la multiplication des sites et le développement d'un hébergement mutualisé. L'URL (Uniform Resource Locator) s'imposera comme le standard universel de localisation de ces nombreuses adresses Internet. En 1999, Salesforce est l'une des premières sociétés à proposer des services à partir de son site Web, elle propose, aujourd'hui, entre autre, de l'hébergement mutualisé.

En 2002, Amazon propose un concept de Web services. Cet ensemble de services regroupe des possibilités de stockage, de calcul par ordinateur et introduit de l'intelligence artificielle. En 2006, Amazon propose un nouveau service, le Elastic Compute cloud (EC2), à destination des entreprises et des particuliers, leur offrant la possibilité d'exécuter leurs propres applications Web. Préalablement, le client crée sa machine virtuelle sur des serveurs loués. Ces nouveaux services introduisent la notion pour un hébergement mutualisé. En 2007, le Web 2.0 arrive à maturité. Cette nouvelle version du Web vise à simplifier les échanges et les partages entre internautes, la création des pages Web, ainsi que l'accès aux outils. En 2009, Google (Google Apps) et d'autres rivalisent en mettant à disposition des suites d'outils pour les entreprises et particuliers (bureautique, messagerie, prise de notes, gestion de documents...). Ces nouveaux services sont accessibles à partir d'un simple navigateur Internet. L'année 2010 assied encore un peu plus le concept de « cloud computing » qui consiste à dématérialiser l'informatique. Ce nuage (cloud) propose aux clients l'accès à leurs ressources informatiques en libre-service via un hébergement mutualisé. Pour les années à venir, la fiabilité de la sécurisation des données informatiques dans ce système d'hébergement mutualisé distant devrait renforcer sa croissance.

Hébergement mutualisé – Composantes

Nom de domaine

Après avoir créé un site Internet, il convient donc de faire le choix d'un hébergement mutualisé par exemple, mais cela ne suffit pas. Au moment de se décider pour l'hébergement mutualisé, il est nécessaire de choisir un nom de domaine. Un nom de domaine est une dénomination que l'on entre dans les moteurs de recherche sur Internet et qui permet d'accéder au site Internet recherché. Tout cela est possible grâce au DNS, Domain Name System qui signifie Système de Nom de Domaine. Le DNS est un système qui met en relation l'adresse IP de l'ordinateur avec un nom de domaine, c'est-à-dire que, grâce à cette liaison, le nom de domaine suffit à transmettre l'information. En effet, à la base, chaque ordinateur est doté d'une adresse IP (Internet Protocol) qui permet l'identification précise de chaque appareil connecté à Internet. Cette adresse se présente sous forme de chiffres. Il existe plusieurs versions d'adresse IP, mais la plus employée reste la version 4. Dans cette version, l'adresse IP est composée de 4 nombres, situés entre 0 et 255, séparés par des points. Mais, il est vite apparu que cette forme d'adresse est difficile à retenir d'où la nécessité des noms de domaine beaucoup plus facilement mémorisables.

Lorsque l'on crée un site Internet et que le choix d'un hébergement mutualisé est fait, il est important de bien choisir son nom de domaine et surtout de s'assurer que ce dernier est disponible. Pour cela, il suffit d'entrer le nom de domaine que l'on a retenu et la réponse quant à sa disponibilité sera immédiate. En cas de réponse positive, il n'y a plus qu'à cliquer sur « continuer » pour confirmer la réservation de ce nom de domaine. À noter que chez certains hébergeurs, selon la formule sélectionnée, il est possible d'avoir un ou plusieurs noms de domaines, plusieurs sous-domaines ainsi que plusieurs alias de domaine. Plus concrètement, un nom de domaine se compose de trois éléments. Tout d'abord, il commence par les lettres « www » en référence au World Wide Web ». Ensuite, on trouve le radical, c'est-à-dire le nom facilement mémorisable par tous les internautes. Ce radical doit être constitué de lettres choisies de « a » à « z », de chiffres entre o et 9 et de tirets, ces derniers doivent être situés uniquement à l'intérieur du radical. Le nombre de caractères autorisés pour le radical se situe entre 3 et 63. Enfin, le dernier élément d'un nom de domaine est l'extension du type « .org », « .com », « .net », « .fr »,…

Espace disque

L'espace disque dont on disposera lors d'un hébergement mutualisé est un des premiers éléments qui demande considération. L'offre sélectionnée d'un hébergement mutualisé proposera une certaine quantité d'espace sur le serveur de l'hébergeur. Il est impératif de veiller à ce que cet espace corresponde à l'espace requis pour le bon fonctionnement du site Internet. En effet, une navigation rapide est primordiale pour un site Internet, donc cette dernière doit être des plus fluides. Pour s'en assurer, il faut commencer par se poser des questions du type quantité de place nécessaire, genre du contenu qui sera mis en ligne ou encore le volume de ce contenu, par exemple pour des vidéos.

Dans un hébergement mutualisé, l'espace disque qui est proposé se présente en Mo, c'est-à-dire en Méga Octet. Il est raisonnable d'estimer que pour un site de taille réduite offrant des données peu « gourmandes » en volume de disque, un espace de 50 à 100 Mo semble correct. Mais, pour un site Internet plus conséquent, il faudra se pourvoir d'un espace plus grand. Ce sera également le cas pour des contenus réclamant beaucoup de volume, comme le stockage de photos par exemple. En effet, une photo requiert à peu près 100 Ko, ce qui signifie que pour un stockage de 1000 photos, il faudra déjà compter sur un espace disque d'environ 100 Mo. De plus, il faut impérativement prévoir l'évolution du site Internet. En effet, les données informatiques qu'il contient peuvent augmenter ou se diversifier. Dans ce cas, il est préférable de se tourner vers un hébergement mutualisé qui proposera des espaces disques en Go, c'est-à-dire en Giga Octet, ce qui permettra, dans le même temps, de se prémunir contre les limites de consommation de ressources.

Trafic et bande passante

Le trafic et la bande passante sont d'autres paramètres très important à déterminer avant de contracter un hébergement mutualisé. C'est en fait le volume de données qu'il sera possible de transférer via les connexions de l'hébergeur sur un temps déterminé. Ce ratio est le plus souvent ramené sur un mois et énoncé en Giga Octet (Go) transférés. Plus précisément, une bande passante de 2 mbps permettra de transmettre 2 * 60 * 60 * 24 * 30 mb, c'est-à-dire 648 Giga Octets par mois.

Il est donc fortement conseillé d'estimer au plus juste les besoins de son site Internet avant d'opter pour telle ou telle offre d'un hébergement mutualisé. Pour cela, des outils d'évaluation des besoins en bande passante ou en trafic sont à la disposition des clients. On peut préciser qu'un site Internet de petite ou moyenne importance aura une consommation d'à peine 1 Go par mois, ce qui équivaut à peu près à 150 consultations d'internautes par jour. À noter que le type des données contenues dans les pages Web se répercute sur le niveau de consommation. Afin d'affiner ses besoins en trafic, il est également possible de calculer le nombre de pages visitées par mois. La démarche est la suivante : un site Internet dont les pages pèsent environ 20 Ko et dont on peut prévoir la fréquentation 50 000 par mois nécessitera un volume de trafic de 1 Go. Pour information, un hébergement mutualisé est tout à fait adapté à des sites Internet prévoyant un trafic mensuel de 5 à 10 Go. La bande passante est propre au site Internet auquel elle a été allouée et offre généralement 512 Kbs à 100 Mbs. Il est important de s'assurer qu'elle sera à disposition continuellement car cela garantira aux internautes un accès au site facile et fluide. Pour finir, il est conseillé de se renseigner auprès de son hébergeur des conditions de surfacturation en cas de dépassement du trafic autorisé.

Comptes mail

En souscrivant à un hébergement mutualisé, l'offre comprendra également le service de comptes mail. Encore une fois, il est nécessaire de déterminer ses besoins quant à ce service. En effet, un hébergement mutualisé peut proposer un serveur de messagerie proposant la présence d'un Webmail, plusieurs comptes email alloués, plusieurs alias mail autorisés, la fonctionnalité de recevoir des mails sur un alias, la capacité de faire suivre les mails à destination d'une adresse externe, l'utilisation d'un antivirus et d'un antispams, d'organiser des listes de diffusion ou encore l'emploi d'un répondeur automatique.

De façon détaillée, la présence d'un Webmail sur un serveur d'un hébergement mutualisé permettra de découvrir ses messages directement sur une interface Web du serveur. Le nombre de comptes email et d'alias mail autorisés est très souvent proposé en illimité. Si le site Internet hébergé requiert une grande utilisation de mails, ce point sera à examiner soigneusement et l'on se dirigera vers un hébergement mutualisé de qualité. Le fait de pouvoir faire suivre des mails vers une adresse externe peut également être complété par la possibilité de les réexpédier vers un groupe d'utilisateurs dans le cadre des redirections multiples. Il est généralement recommandé de prendre l'option des antivirus et antispams. L'organisateur de listes de diffusion sera très apprécié s'il y a une nécessité d'envois très importants de mails, dans le cadre d'une newsletter par exemple. Quant au répondeur automatique, il saura rendre bien des services.

Base de données

Dans un hébergement mutualisé, la base de données constitue un élément essentiel en ce sens qu'elle est indissociable du langage de programmation. Il convient de s'intéresser de près au volume de la base de données et à la taille maximale proposée dans l'offre de l'hébergement mutualisé. En effet, au contraire d'un site statique, de moins en moins répandu de nos jours, un site dynamique requiert beaucoup d'espace. L'autre aspect de la base de données à examiner est le nombre limite de connexions simultanées qu'elle peut accepter. Si cette limite se situe en dessous de 3, le taux de fréquentation du site Internet sera restreint. Pour avoir un ordre d'idée, il faut savoir qu'avec une limite de 10 le site Internet pourra recevoir plusieurs centaines de visites d'internautes.

Dans le cas d'un hébergement mutualisé, l'offre concernant le serveur de gestion de base de données aborde plusieurs notions. En premier lieu, il sera question du type de base de données. Le plus couramment utilisé sur le Web est MySQL, mais on trouve également PostgreSQL et bien d'autres systèmes de gestion de base de données. Deuxièmement, on parlera du nombre de base de données qui sera nécessaire. En effet, un emploi cumulé d'un blog, d'un gestionnaire de contenus et d'un forum exigera l'utilisation de plusieurs bases de données. Enfin, sera abordée l'éventualité d'une administration de la base de données par interface Web.

Système d'exploitation

Linux

Lorsque l'on opte pour un hébergement mutualisé, le choix du système d'exploitation se pose. Avant tout, il faut savoir que le système d'exploitation de son ordinateur personnel est tout à fait indépendant du système d'exploitation sélectionné pour l'hébergement. En effet, l'ordinateur personnel peut avoir une configuration sous Windows et cela n'empêchera en rien de souscrire à un serveur Linux pour l'hébergement et inversement. Linux et Windows sont les deux systèmes d'exploitation les plus répandus dans l'hébergement Web. Avec un temps d'avance pour Linux qui a été le premier système d'exploitation à avoir été employé pour l'hébergement Web, mais rattrapé de nos jours par Windows.

Un hébergement mutualisé sous Linux est préconisé pour le tout public et particulièrement pour les novices en hébergement Web ou en informatique en général car il est plus accessible et aisé à gérer. Les paramètres d'un serveur Linux sont les technologies appelées « Open Sources » ou GNU, les langages de programmation qu'il utilise c'est-à-dire PHP, HTML, Perl, CGI et Python et les bases de données MySQL. La mise en ligne pour un système d'exploitation Linux se fera grâce au logiciel FTP. Un hébergement mutualisé dont le système d'exploitation est Linux est autant adapté à un site Internet statique dont le seul but est de présenter son activité sur le Web que pour un site Internet dynamique. À noter qu'un hébergement mutualisé sous système d'exploitation Linux est recommandé si l'on souhaite installer un forum ou WordPress. Le dernier point, mais non des moindres, à préciser sur le système d'exploitation Linux, c'est qu'il est gratuit. Le résultat sera qu'un hébergement mutualisé avec ce système d'exploitation sera moins onéreux qu'avec un système d'exploitation Windows car dans ce dernier cas, il faut acheter une licence pour être autorisé à employer Windows et le prix sera répercuté sur le prix de l'hébergement mutualisé et donc sur la facture du client.

Windows

Le second système d'exploitation employé dans un hébergement mutualisé est Windows. Le système d'exploitation Windows est plutôt destiné aux personnes déjà initiées comme les développeurs ou les programmeurs car ce système est plus compliqué à gérer et quelques connaissances en informatique sont nécessaires. Autre point à signaler, c'est que le coût d'un hébergement mutualisé sous Windows sera plus élevé car Windows est une licence qu'il faut payer. En effet, le prix de l'hébergement mutualisé devra inclure les droits de propriété des logiciels nécessaires et le droit d'utilisation du serveur Windows. Cependant, il est reconnu que la qualité des applications Microsoft garantit un hébergement mutualisé sous Windows stable et performant. Ce dernier point, essentiel dans le cadre d'un hébergement Web, peut faire réfléchir et atténuer l'importance de l'effort financier.

Un hébergement mutualisé accompagné d'un système d'exploitation Windows est adapté pour les sites Internet employant les langages de programmation ASP et ASP.NET, plus particulièrement destinés aux sites dynamiques. Mais, il est également approprié aux sites statiques utilisant le langage HTML et il est même possible de se servir du langage de programmation PHP. Les bases de données incluent dans un hébergement mutualisé sous système d'exploitation Windows sont MS Access ou MS SQL. La mise en ligne pour un système d'exploitation Windows se fera grâce aux extensions FrontPage.

Hébergement mutualisé – Prix, avantages et inconvénients

Prix

Le coût d'un hébergement mutualisé est bien évidemment un aspect à examiner sérieusement. Après prise de renseignements auprès des différents hébergeurs Web, il est facile de faire un comparatif. Mais, dans ce comparatif, il ne faut pas oublier de prendre en compte toutes les données des différents services offerts par l'hébergeur et leur corrélation avec les besoins du site Internet en question. On s'apercevra alors que les hébergeurs Web les plus onéreux ne sont pas forcément les plus performants.

À titre d'exemple, on peut préciser que, pour un site Internet pour lequel on prévoit une fréquentation d'une centaine d'internautes par jour, l'hébergement mutualisé devra offrir 100 Mo d'espace disque, un langage de programmation dynamique et une base de données. Pour cette configuration d'hébergement mutualisé, le coût sera d'environ 30 € par an, auquel il convient de rajouter le nom de domaine. Pour un site Internet dont la fréquentation sera plus conséquente et avoisinera 1 000 à 2 000 visites par jour, les besoins augmenteront, on passera notamment à 1 Go d'espace disque, et le coût sera d'environ 200 € par an.

Afin de réussir au mieux à orienter son choix vers tel ou tel hébergeur Web et après avoir sérieusement évalué ses besoins pour son hébergement mutualisé, il est également possible de s'aider des sites comparatifs présents sur Internet. Ces sites proposent par exemple un comparatif des plans d'hébergement mutualisé proposés par les hébergeurs français. Cela permet une vue d'ensemble rapide pour se situer au niveau du budget que l'on peut investir puis regarder les offres correspondant à ce budget plus en détail. À titre indicatif, on s'aperçoit sur l'un de ces sites que le prix de départ d'un hébergement mutualisé est de 14,21 € par an chez Online.net avec son offre Online BASIC offrant un domaine et des sous-domaines autorisés, un espace disque de 0,01 Go, un trafic par mois illimité, trois adresses de compte mail et sans base de données. Mais, le prix d'un hébergement mutualisé peut atteindre 1 219,92 € par an chez Promo-and-tools.net avec son offre Ultimate Platinium comprenant 100 domaines et des sous-domaines, un espace disque de 150 Go, un trafic par mois de 300 Go, 300 adresses de compte mail et 100 bases de données. Cet écart de prix important justifie une estimation très précise des besoins en hébergement mutualisé du site Internet à mettre en ligne.

Fondé en 1996, et jusqu'à maintenant spécialisé dans les grands comptes, Claranet a lancé en 2011 une offre très attractive pour les TPE et PME. Ainsi un enregistrement de nom de domaine est proposé à partir de 19 €. La solution de messagerie est offerte à compter de 39 €. La solution pour un hébergement mutualisé, incluant un nom de domaine, 1 Go d'espace, PHP, une base Mysql, 1 solution de sauvegarde et dix adresses mail, ne coûte que 59 €.

Avantages

L'avantage majeur d'un hébergement mutualisé par rapport aux autres hébergements Web est son prix. En effet, sa caractéristique fait que la mutualisation s'applique en premier lieu sur le coût du service. Les coûts de fonctionnement comme l'électricité, la climatisation, le matériel, la bande passante… et les consommations qui en découlent sont supportés par tous les clients dont le site Internet est hébergé sur le même serveur.

Mais, l'hébergement mutualisé présente d'autres avantages. Par exemple, tout ce qui relève de la technique ou de la sécurité du serveur est sous la responsabilité de l'hébergeur et le client en est totalement déchargé. Cela comprend notamment la disponibilité du site sur Internet. C'est là que l'on parle d'uptime qui est le pourcentage de temps sur une durée donnée mesurant la disponibilité du serveur sur Internet sans incidents du genre plantages, reboot ou surcharges. Bien sûr, les meilleurs serveurs ont un uptime voisin des 100 %. De plus, en cas d'hébergement mutualisé, l'administration du serveur revient également à l'hébergeur et donc l'absence de connaissances dans ce domaine n'est pas un problème pour le client.
C'est un hébergeur qui a la responsabilité de gérer le serveur et son environnement et c'est encore lui qui assumera, en cas de besoin, la maintenance et les interventions. Enfin, il faut savoir qu'une offre d'hébergement mutualisé comprend le plus souvent de nombreux services annexes. Ce peut être, par exemple, la présence d'une logithèque renfermant de nombreuses applications en ligne préconfigurées et prêtes à l'emploi comme un forum, un blog, une galerie photos…

Inconvénients

Mais, un hébergement mutualisé présente également quelques inconvénients. Par exemple, dans la configuration d'un hébergement mutualisé, le client n'est pas maître de l'administration du serveur et cela l'empêche d'installer certains composants ou logiciels qu'il aurait voulu employer. Cette impossibilité s'applique également à l'utilisation du SSL puisque cela requiert une adresse IP dédiée à un nom de domaine.

Cependant, le principal inconvénient dans le cadre d'un hébergement mutualisé réside dans la limitation des ressources du serveur pour le client. En effet, un site Internet qui devient trop conséquent et qui présente un taux de fréquentation mensuelle trop élevé, utilisera trop les ressources du serveur en termes de bande passante, processeur ou mémoire. Cela se fera au détriment des autres sites présents sur le même serveur dont la disponibilité en souffrira.

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